La revitalisation implique le changement. Et cela présuppose la capacité de concevoir, de planifier et de mettre en œuvre un projet. Bien entendu, l’enseignement biblique sur les Églises s’applique à toutes les églises depuis le temps des apôtres. Mais votre projet de revitalisation ne concerne que votre église, à un moment donné, dans un contexte donné. Il ne s’agit pas d’une science exacte mais voici quelques principes qui pourraient être utiles à retenir.

  • Semer un sentiment d’insatisfaction constructive.
  • Réunir une équipe de pilotage validée par les responsables de l’Église.
  • Améliorer votre projet en écoutant les suggestions des autres, voire leurs critiques. Il existe toujours des raisons pour la réticence au changement. Il faut les comprendre et les prendre au sérieux. Cela peut augmenter les chances de réussite de votre projet.
  • Inviter quelqu’un de l’extérieur à s’adresser à l’église, soit un spécialiste soit quelqu’un qui peut témoigner de la manière dont il a vécu le changement.
  • Proposer une période d’essai de trois mois pour voir si ce changement marche.

 

Je vous recommande chaleureusement le livre Alerte sur la banquise ! (de John Kotter). C’est une sorte de parabole concernant une colonie de manchots qui décide de quitter leur iceberg qui risque de fondre pour gagner un lieu plus sûr. Au début de l’histoire la plupart des manchots préfère l’immobilisme mais finalement ils acceptent le changement. Achetez-en plusieurs exemplaires et faites-les circulaire dans votre église ! Je suis convaincu que même les membres le plus récalcitrants aimeront le livre et comprendront qu’il faut passer par plusieurs étapes pour arriver à un résultat satisfaisant pour tous.

 

(Phil Walter)

 

Il faut à tout prix garder une bonne santé spirituelle en tant que responsable, mais il n‘existe pas de solution miracle, facile à mettre en œuvre. Voici quelques domaines de notre vie : je vous invite à en faire l’évaluation en vous donnant une note entre 1 et 10 pour chaque aspect.

 

  • Est-ce que j’ai un mentor en qui j’ai confiance et qui va me parler en toute liberté en me posant des questions sur ma vie personnelle et mon ministère ?
  • Est-ce que je réserve du temps pour moi et du temps pour ma famille ?
  • Est-ce que j’ai un « sabbat » (temps de repos et de ressourcement) hebdomadaire ?
  • Est-ce que je chéris mon temps de prière comme relation entre moi et mon Père ?
  • Est-ce que je me donne à la prière et à la Parole (Actes 2.42 et 6.4) ?
  • Est-ce que je prends le temps pour étudier la Bible et pour lire tout genre de livres ?
  • Est-ce que j’accorde du temps de qualité à mon épouse ? Est-ce que j’ai une vie sexuelle qui me satisfait ?
  • Est-ce que j’ai des amis non-chrétiens ?
  • Est-ce que je fais assez d’exercice physique (sport, marche) ?
  • Est-ce que je dors suffisamment ?

L’importance des responsables dans le processus de revitalisation.

Le rôle des responsables est important dans toute organisation qui veut connaître le développement et la croissance. Au niveau des Églises on peut faire le même constat. Jésus a formé ses disciples et les a équipés avec le don du Saint-Esprit. Il en est de même quand il s’agit de la revitalisation des Églises. Mais de quoi avons-nous besoin pour nos Églises dans notre contexte européen aujourd’hui ? Il est facile de dire « de responsables visionnaires et qui assurent » mais en pratique il n’est pas aussi facile de le vivre. Je vous propose trois pistes concrètes.

D‘abord, il faut reconnaître qu’il y a un problème et chercher entre responsables ce qu’il convient de faire. Est-ce que les responsables partagent les mêmes « valeurs » ? Est-ce que l’un des responsables fait blocage aux autres ?

La revitalisation : il n’y a pas de taille unique. (David Brown)

 

Une Église revitalisée est tout simplement une Église en bonne santé. Mais une Église peut perdre sa santé à des étapes différentes. Ce schéma indique quatre moments clés dans la vie d’une communauté.

 

Le premier moment clé peut surprendre : il s’agit d’une Église en pleine croissance. En effet on peut entrer très facilement dans une routine et ne pas prévoir l’étape suivante. Les membres de l’Église peuvent devenir nombrilistes et la manière d’évangéliser peut perdre de sa pertinence. Sans réflexion à cette étape, l’Église risque de plafonner.

 

Qu’est-ce qu’une église en bonne santé ?

Dans Actes 2.42-47 nous avons un aperçu de la santé de l’église primitive. Mais cette santé s’est dégradée assez rapidement alors que l’Église continuait à grandir. L’apôtre Paul a été obligé d’écrire aux Églises pour les exhorter, parfois de façon assez dure, parce qu’elles permettaient à des traditions non bibliques d’impacter la communauté de façon négative. Mais qu’est-ce qu’une Église en bonne santé au 21e siècle ? S’agit-il de la taille de l’Église, ou de sa composition ou de son emplacement ? S’agit-il d’une église intergénérationnelle ? Est-ce que le style de musique est un critère important ? Faut-il un pasteur à plein temps ? Tous ces éléments ont leur importance mais ne définissent pas en soi une Église en bonne santé.